Ala veille de l’Ouverture Officielle du Symposium Africain sur l’Eau et l’Assainissement qui se tient à Kigali du 17 au 21 Août 2026 par le Premier Ministre du Rwanda, une séance de pré-lancement a été organisée cet après-midi et s’est focalisée sur l’utilisation des données dans la prise des décisions. Un des panélistes s’est entretenu en exclusivité avec André Gakwaya de l’Agence Rwandaise d’Information (ARI) et lui a donné l’essentiel de cet aspect important : Lire ses propos :
Comment est-ce que nous, en tant qu’institution au niveau national, au niveau régional et au niveau continental, nous utilisons les données pour aider à la prise de décision au niveau national, régional et continental. Nous avons eu trois présentations. Nous avons eu la présentation au niveau du Conseil des ministres africains en charge de l’eau, qui a présenté les outils qu’ils utilisent pour aider dans la prise de décision dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, à savoir le WASSMO, le Water Sanctuary Sector Monitoring et le NGOR, qui ont aidé à prendre des décisions dans le domaine de l’eau au niveau continental, présent dans le document de la politique de l’eau 2063, qui a été approuvée par nos Chefs d’État en Février de cette année.
Ce sont les données qui ont été collectées par les États-membres, qui ont permis à prendre ces décisions-là et à développer ces politiques. On a eu une autre présentation de la part d’un des partenaires, l’UNICEF, qui travaille beaucoup dans le domaine de l’eau et de l’assainissement en Afrique, qui a aussi présenté les outils qu’ils utilisent pour aider dans la prise de décision dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, qui s’appelle le GMP, le Drain Monitoring Programme. C’est ce programme que l’UNICEF a présenté.
On a eu aussi une présentation au niveau du NEPAD, qui est l’agence de l’Union africaine pour le développement, qui a présenté aussi l’outil qu’ils utilisent, ce qu’ils appellent le cadre d’investissement dans le domaine de l’eau, qu’on appelle Water Investment Scorecard. C’est cet outil qu’ils utilisent pour pouvoir mesurer le progrès dans la réalisation des réussites de la mobilisation de $US30 milliards annuellement au niveau continental. Le NEPAD utilise cet outil qu’ils appellent le Water Investment Scorecard pour pouvoir mesurer le progrès des Etats membres dans la mobilisation de ces $US30 milliards de financement dans le domaine de l’eau annuellement.
Nous avons eu à la fin de ces trois présentations une phase de questions-réponses de la part des panélistes pour mieux comprendre les enjeux derrière la collecte, l’analyse et la validation des données que les Etats membres nous soumettent. Nous avons eu à répondre, à clarifier ces aspects-là avec les participants et les différents panélistes. C’était un peu ça l’objectif de cette session.
C’était juste une mise en bouche, comme je peux le dire ainsi, mais il y aura plus de sessions à partir de demain. Il y aura des sessions jusqu’à 18h, Jeudi également et Vendredi. Nous appelons tous ceux qui sont au niveau du Rwanda à venir largement participer à l’atelier. L’on pourra ainsi contribuer aux échanges que nous aurons aussi dans le domaine de l’eau assainissement.
Notons que les participants à cette Conférence viennent du continent africain et aussi d’autres continents. C’est l’objectif. Ce n’est pas seulement une conférence pour l’Afrique. C’est une conférence qui attire aussi les partenaires et les participants des autres pays, sur d’autres continents. Il est prévu que les participants puissent varier entre quatre à cinq mille.
A propos de l’investissement dans le secteur de l’eau et assainissement, l’on doit reconnaître que sur base de la présentation, l’on remarque qu’il y a eu des progrès. Au niveau des Etats, les progrès, c’est déjà dans le domaine des politiques.
Sur la base de la présentation qui a été faite par le NEPAD, il y a eu des progrès au niveau de l’existence des politiques. Pour la majorité de nos Etats membres, les politiques existent déjà. Les cadres existent aussi au niveau national pour attirer plus les investissements dans le domaine de l’eau et l’assainissement.
Le principal domaine où nous devons travailler avec nos Etats pour améliorer, c’est au niveau de la mobilisation des ressources, au niveau interne, et aussi comment attirer plus d’investisseurs dans le domaine de l’eau et l’assainissement. C’est cet aspect-là où nous devons travailler avec nos Etats pour améliorer. Mais il y a beaucoup d’efforts appréciables qui sont faits par les pays. (Fin)